Visite de Diego-Suarez
Le mieux pour visiter Diégo Suarez est de flâner dans ses rues inondées de soleil, le nez en l'air, notamment dans la rue Colbert.
En partant de la place Foch et en descendant la rue Colbert, on trouvera une succession d'édifices de style colonial avec leurs balcons privés et leurs vérandas. Les rues du vieux centre présentent de vieilles maisons coloniales aux façades délavées et aux murs délabrés, musée ouvert d'une époque révolue.
Au bout de la rue Colbert sur la gauche, dans la rue Richelieu, se trouvent des édifices de l'époque coloniale dont ce qui fût le fameux hôtel de la Marine, ancien palace de la ville avec ses portiques et arcades néo-mauresques. L'endroit est aujourd'hui entièrement délabré, offert au vent et en pleine décrépitude. Juste à côté, l'ancien kiosque à musique où les colons venaient écouter les orchestres les soirs de fête.
Quelques palmiers et quelques bancs donnent une atmosphère agréable à ce lieu, la vue est belle sur la baie, en fin d'après-midi c'est le rendez-vous des amoureux.
En continuant on arrive sur la place où trône la statue de l'Amiral Joffre, en poste à Diégo Suarez au début du 20ème siècle.
Très belle vue sur le port et la baie de Diégo Suarez, au premier plan, ballets de conteneurs, de cargos et au loin dans les brumes les crêtes des côtes voisines. Endroit très fréquenté quand la chaleur de l'après-midi se fait moins lourde.
Descente possible par de petits escaliers vers le port où vous verrez l'entreprise PFOI (pêche et froid océan indien), grande spécialiste de la pêche au thon dont ne vous ne pourrez manquer les effluves.
D'autres itinéraires sont plus anecdotiques comme le point de vue sur le pain de sucre et Ramena, à côté de l'Université et sur la route de Ramena.
Les cimetières français et anglais, toujours sur la route de Ramena, abritent les soldats venus reprendre Diégo Suarez des mains des forces vichystes en 1942. L'endroit est en pleine décomposition, s'il fallait le signaler.
Quel que soit votre itinéraire dans la ville de Diégo Suarez, faites-le à votre rythme, de préférence le matin ou en fin d'après-midi pour éviter la grosse chaleur, le nez au vent, sans vous presser, la vie mora mora. Etre en terrasse d'un café, une bière bien fraîche devant soi et regarder la vie s'écouler.

