Précautions élémentaires, L'eau
Précautions élémentaires
Les conditions d’hygiène sont précaires et l’infrastructure médicale reste faible d’autant que l’état des routes et des transports rend difficile l’accès aux soins. Avant tout, il faut prévoir un traitement préventif antipaludéen, ensuite les vaccinations. Les vaccins recommandés sont :
- la diphtérie (durée du vaccin : 10 ans) en particulier pour ceux qui viennent de l’ex-URSS.
- la fièvre jaune (durée du vaccin : 10 ans), obligatoire dans les régions où la maladie est endémique comme l’Afrique et l’Amérique du sud) et dans certains pays lorsque l’on vient d’une région infectée. A éviter en début de grossesse.
- l’hépatite virale A (durée du vaccin : 5 ans)
- l’hépatite virale B (durée du vaccin : environ 10 ans)
- la méningite
- la rage : vaccination préventive recommandée pour les voyages aventureux
- la rougeole : indispensable chez l’enfant
- le tétanos et poliomyélite (durée du vaccin: 10 ans) : fortement recommandé
- la typhoïde (durée du vaccin : 3 ans) : recommandé si on voyage dans des conditions d’hygiène médiocres.
Faire attention aux bains d'eau douce car des cas bilharzioses ont été constatés à Madagascar et il faut éviter de marcher pieds nus (tiques de sable et sangsues). On n’oublie pas aussi de vérifier l’état des dents. Et ne jamais boire de l’eau non bouillie.
L’eau
L’accès à l’eau potable reste un luxe pour la plupart des écoles malgaches et des ménages. Ils ont, d'ailleurs, peu de chance d’accéder à l’eau.
Une étude menée par l’Unicef démontre que, dans la zone périurbaine de la capitale, 83% des écoles sont dépourvues d’eau potable et 27% n’ont pas d’installations sanitaires.
Pourtant, les statistiques démontrent que la diarrhée constitue une des causes importantes de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. De même, elle entraîne l'augmentation du taux d’absentéisme des écoliers.
Au niveau territorial, plus des deux tiers de la population malgache n’ont pas accès à l’eau potable, dont 23,3% en milieu urbain et 78,8 en milieu rural.
Cela touche les trois quarts des paysans. Quant à l’assainissement, le taux est encore loin d'être satisfaisant, car seul 3% est couvert dans tout le pays.

